ERIC GERVAIS NDO AU CONSEIL DE DISCIPLINE DU RDPC :
Les conseillers régionaux du Sud organisent la résistance contre le comité central

C’est une onde de choc sans précédent qui remonte de la cité d’Ebolowa pour frapper aux portes du siège du RDPC à Yaoundé. En décidant de « descendre » en masse au Comité Central ce 22 janvier pour soutenir Éric Gervais Ndo, les Conseillers Régionaux du Sud ne signent pas seulement un acte de solidarité fraternelle. Ils théorisent une forme de défiance organisée qui bouscule radicalement les codes de la discipline partisane. Ce mouvement de mutinerie politique au cœur même du bastion sacré du pouvoir marque une rupture historique dans les rapports de force internes au parti.
La stratégie du bouclier humain pour bloquer les sanctions
L’annonce de ce déplacement collectif constitue une première absolue dans l’histoire de la formation politique au pouvoir. Traditionnellement, un militant convoqué devant le Conseil de discipline s’y rendait seul, dans la discrétion et souvent dans une posture de contrition totale. La donne change radicalement aujourd’hui puisque l’accusé ne vient plus s’expliquer mais envisage de se présenter entouré de sa base électorale. Cette stratégie du bouclier humain vise à placer Peter Mafany Musonge et son équipe devant un dilemme sécuritaire et politique majeur. En investissant les lieux, les conseillers transforment une audition administrative à huis clos en un événement public sous haute pression. Le message envoyé à la hiérarchie est limpide car il signifie que frapper le président choisi par les urnes revient à frapper toute la région.
Le divorce entre la volonté du sommet et la souveraineté de la base
Au cœur de cette défiance organisée se joue une bataille de principes fondamentaux. D’un côté, le Comité Central défend la discipline statutaire en rappelant que l’investiture du chef suprême reste la source unique de légitimité. De l’autre, les conseillers régionaux du Sud brandissent la souveraineté du vote. Pour eux, l’élection du 16 décembre dernier a conféré à Éric Gervais Ndo une onction populaire que les structures bureaucratiques ne sauraient annuler sans commettre ce qu’ils qualifient de forfaiture. Cette revendication est un signal fort envoyé aux mandarins de Yaoundé car elle prouve que la base ne veut plus être une simple chambre d’enregistrement.
Une installation sous haute tension et des risques d’instabilité
L’aspect le plus spectaculaire de cette résistance réside dans le calendrier choisi par les instances disciplinaires. En fixant l’audition le 22 janvier, soit la veille de l’installation officielle par le Gouverneur du Sud, le parti a créé un véritable goulot d’étranglement temporel. Les conseillers régionaux jouent sur cette corde raide avec détermination. Si une sanction tombe le jour même de l’audition, ils menacent de boycotter ou de perturber la cérémonie officielle du lendemain. À l’inverse, si le parti recule devant la pression, cette défiance organisée aura prouvé son efficacité et pourrait encourager des rébellions similaires dans les autres régions du pays lors des futures échéances électorales de 2026.
Vers une reconfiguration des rapports de force locaux?
Cette mutinerie prouve enfin que le bloc granitique du Sud n’est plus ce monolithe obéissant d’autrefois. Les nouveaux enjeux liés à la décentralisation ont fait émerger des leaders locaux qui n’hésitent plus à confronter frontalement le Secrétariat Général. Que la médiation de Peter Mafany Musonge l’emporte ou que la rupture soit consommée, le RDPC ne sera plus tout à fait le même après ce jeudi de tensions. La défiance est désormais une variable que la tour de contrôle du parti devra intégrer dans ses futurs calculs politiques pour préserver son unité.
COMMUNIQUÉ DES CONSEILLERS RÉGIONAUX DU SUD
Les Conseillers Régionaux du SUD ont été informés de la convocation du Président du Conseil Régional du SUD, ÉRIC GERVAIS NDO, au Conseil de Discipline du RDPC le 22 Janvier 2026, soit la veille de son installation officielle comme Président du Conseil Régional du SUD par le Gouverneur de la Région du SUD.
Face à cette situation, les Conseillers Régionaux du SUD expriment leur indignation et leur désapprobation. Ils rappellent que c’est eux qui ont voté pour ÉRIC GERVAIS NDO pour un mandat de 5 ans et qu’ils ne toléreront pas que des décisions arbitraires viennent compromettre la volonté des électeurs.
C’est pourquoi, les Conseillers Régionaux du SUD se rendront au Comité Central du RDPC le 22 janvier 2026 pour protester contre cette forfaiture et défendre les intérêts de la Région du SUD.
Les Conseillers Régionaux du SUD appellent tous les militants et sympathisants du RDPC à se joindre à eux pour exprimer leur soutien à ÉRIC GERVAIS NDO et à la démocratie.
Signé : Les CONSEILLERS RÉGIONAUX DU SUD
(Ce communiqué a été publié sur la page Facebook officielle d’Éric Gervais Ndo
