UEAC :
LUDOVIC NGATSE TRACE LA FEUILLE DE ROUTE DE LA RÉSILIENCE AVANT LE SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT

Ludovic Ngatse, Ministre Congolais en charge de l’économie

Le 21 janvier 2026, à la veille du rassemblement des hautes autorités de la sous-région, Brazzaville a accueilli la session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC). Présidée par Ludovic Ngatse, Ministre de l’Économie de la République du Congo, cette rencontre a servi de tour de contrôle pour diagnostiquer les fragilités de la zone et proposer des mécanismes d’anticipation face aux tempêtes économiques qui s’annoncent.

L’alerte sur les réserves de change et le péril pétrolier

Au cœur des échanges dirigés par Ludovic Ngatse, le rapport du Gouverneur de la BEAC a dressé un tableau sans concession des vulnérabilités macroéconomiques de la CEMAC. Les ministres de l’Économie et des Finances ont particulièrement scruté la baisse attendue des cours du pétrole et l’instabilité chronique des prix des matières premières. Ces deux facteurs exercent une pression directe et dangereuse sur les réserves de change de la Communauté, menaçant la stabilité monétaire globale.

De gauche à droite:Le ministre des finances de la RCA(Hervé Ndoba); Paul Tasong(Ministre Camerounais délégué auprès du ministère de l’économie); et Louis Paul Motaze (Ministre Camerounais en charge des finances) lors de l’exécution de l’hymne de la Cemac

Anticiper plutôt que subir : la stratégie de l’UEAC

L’objectif affiché par Ludovic Ngatse et ses homologues est clair : sortir de la gestion de crise réactive pour instaurer des mécanismes d’atténuation pérennes. Les travaux ont permis d’examiner des outils concrets pour renforcer les perspectives économiques de la zone, jugées préoccupantes. Le Conseil a souligné que seule une action concertée et forte permettrait de bâtir un rempart efficace contre les déséquilibres financiers qui pointent à l’horizon.

Photo de famille à la fin des travaux

Des recommandations attendues…

En préparant le terrain pour le sommet extraordinaire, Ludovic Ngatse a rappelé que l’urgence n’est plus à la simple constatation, mais à une discipline collective rigoureuse. C’est certainement sur cette base technique que le « Pacte de Kintélé » sera scellé, avec pour objectif d’offrir à la CEMAC les moyens de sa souveraineté financière.

Prince Aristide Ngueukam, envoyé spécial à Brazzaville