SCANNING DES MARCHANDISES AU PORT DE DOUALA : Le Gouvernement camerounais maintient la SGS

Au sortir de la réunion de crise à la Primature, le ministre camerounais en charge des transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe,par ailleurs tutelle technique du PAD, face à la presse

Au sortir d’une réunion de crise présidée ce jeudi 29 janvier 2026 par le Premier Ministre Joseph Dion Ngute, le Ministre des Transports a donné des éclairages sur le différend opposant le Port Autonome de Douala à la Société Générale de Surveillance. Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhè a officiellement annoncé que l’opérateur suisse conserve l’exclusivité des opérations de scanning jusqu’au terme légal de sa convention qui court jusqu’en 2032.

 

Le bras de fer institutionnel qui menaçait la fluidité des opérations au port de Douala-Bonabéri a trouvé son dénouement lors d’une séance de travail de haut niveau tenue ce 29 janvier 2026 au cabinet du Premier Ministre à Yaoundé. Cette réunion décisive, qui a connu la présence des responsables du Port Autonome de Douala (PAD) ainsi que des dirigeants de la Société Générale de Surveillance (SGS), a permis de confronter les positions avant l’arbitrage final du Gouvernement. Le Ministre des Transports a clarifié la position de l’État en rappelant que le contrat liant le Gouvernement camerounais à la SGS reste pleinement en vigueur.

Un cadre juridique courant jusqu’en 2032

Le membre du Gouvernement a apporté des précisions juridiques essentielles sur la durée réelle de l’engagement de l’État. Il a expliqué que le décompte des dix années prévues dans la convention n’a débuté qu’à l’installation effective du quatrième scanner en 2022. Par conséquent, les droits de la SGS sur les opérations de contrôle des marchandises courent légalement jusqu’en 2032, rendant caduque toute tentative de résiliation prématurée.
Face à la presse , Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhè a également souligné que la résiliation d’une telle convention ne peut être décidée unilatéralement par une direction portuaire. Comme le contrat a été signé au nom du Gouvernement de la République par le Ministre des Finances, seule la haute hiérarchie gouvernementale détient la prérogative de le modifier ou d’y mettre fin. Cette déclaration vient ainsi désavouer la démarche du PAD qui avait entrepris de désactiver les systèmes de la SGS au profit de Transatlantic D. SA.