PRÉSIDENTIELLE 2025 EN RCA : Touadéra tend la main aux candidats malheureux
À peine deux semaines après la confirmation de sa victoire par la Cour Constitutionnelle, le Président Faustin-Archange Touadéra accélère le calendrier de la réconciliation. En recevant successivement ses anciens rivaux ce lundi 02 février 2026 à la Cité des Chefs d’État, le locataire du palais de la Renaissance transforme l’après-scrutin en un acte de diplomatie intérieure immédiat. En retour, ses candidats malheureux se sont engagés à soutenir l’œuvre de reconstruction nationale pour le septennat 2026-2032

La « rencontre des braves » à la Cité des Chefs d’État
C’est en fin d’après-midi que le Chef de l’État a mis en œuvre sa stratégie de « main tendue ». Dans un cadre solennel, il a échangé en tête-à-tête avec cinq figures marquantes du scrutin de décembre : Henri-Marie Dondra, Marcelin Yalimende, Serge Ghislain Djorie, Eddy Symphorien Kparekouti et Aristide Briand Reboas.

Loin des tensions électorales, l’atmosphère était au dialogue républicain. À l’issue des audiences, ces leaders ont, d’une voix commune, affirmé leur volonté de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation. Ils ont chaleureusement félicité le Président pour sa réélection et se sont engagés à soutenir l’œuvre de reconstruction nationale pour le septennat 2026-2032.
Une légitimité scellée par les chiffres
Cette rencontre intervient alors que l’encre des arrêts de la Cour Constitutionnelle est encore fraîche. Les résultats définitifs du 19 janvier 2026 ont confirmé une victoire sans appel du président Touadéra dès le premier tour, malgré les recours déposés.
Les enjeux : Un contrat social pour le septennat
Au-delà du protocole, ces échanges ont porté sur les dossiers brûlants : la poursuite du désarmement (DDRR), la relance économique et le renforcement des institutions. Pour le Professeur Touadéra, l’enjeu est de transformer sa majorité absolue en un moteur de développement inclusif.

En intégrant les avis de ses anciens adversaires si tôt après le verdict des juges constitutionnels, le pouvoir affiche une volonté claire : ne laisser personne sur le bord du chemin pour bâtir la Centrafrique de demain dans la paix, tout en envoyant un signal de stabilité fort aux partenaires internationaux.


