ALLIANCE PÉTROLIÈRE YOYO « YOLANDA »:
Le rôle pivot de la SNH dans l’ingénierie du montage technique

La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun, sous l’impulsion de sa Direction Générale, a joué un rôle de premier plan dans l’aboutissement de ce dossier complexe. L’enjeu majeur pour Nathalie Moudiki et les experts de la SNH était de garantir que les intérêts du Cameroun soient préservés dans un modèle d’« unitarisation ». Ce concept technique consiste à exploiter un gisement transfrontalier comme une seule et unique unité, en ignorant la frontière maritime pour optimiser l’extraction.
L’expertise de la SNH a permis de définir une clé de répartition équitable des ressources, basée sur les réserves prouvées de chaque côté de la ligne de démarcation. En collaborant étroitement avec GEPETROL, la SNH a facilité la mise en place d’un cadre opérationnel harmonisé. Cela signifie que les normes de sécurité, les protocoles environnementaux et les procédures de reporting seront identiques pour Yoyo et Yolanda, simplifiant ainsi le travail de l’opérateur Chevron et réduisant les délais de mise en production.
Chevron : le partenaire technologique pour les défis de l’offshore profond
Le choix de la major américaine Chevron comme opérateur n’est pas fortuit. L’exploitation du bloc Yoyo-Yolanda requiert des technologies de pointe pour le forage en eaux profondes et la gestion de réservoirs complexes. Chevron apporte non seulement le capital nécessaire au développement des infrastructures de production, mais aussi une expertise éprouvée dans la gestion de gisements transfrontaliers à travers le monde.
L’implication de Chevron permet également de rassurer les marchés internationaux sur la viabilité et la pérennité du projet. Le groupe pétrolier servira de pont entre les exigences techniques des deux États, assurant une exploitation qui maximise le taux de récupération des hydrocarbures. Ce partenariat tripartite entre Chevron, la SNH et GEPETROL crée une synergie où la puissance financière rencontre la souveraineté nationale, garantissant que les bénéfices technologiques soient partagés avec les ingénieurs locaux des deux pays.
Un catalyseur pour l’emploi et le contenu local
Au-delà de la signature diplomatique, l’accord prévoit des clauses strictes sur le « Local Content » (contenu local). L’objectif affiché par les deux gouvernements est de faire en sorte que l’exploitation de Yoyo-Yolanda profite directement aux entreprises et aux travailleurs du Cameroun et de la Guinée Équatoriale.
Des programmes de formation spécialisée seront lancés pour permettre aux jeunes diplômés d’accéder à des postes techniques de haut niveau. De plus, les entreprises de services locales seront prioritaires pour la fourniture de biens et de services non critiques, créant ainsi une chaîne de valeur dynamique autour du projet. Ce volet social est ce qui transforme cet accord pétrolier en un véritable projet de développement durable pour les deux nations.
PAN
