BDEAC 2026:
Nouvelle stratégie pour accélérer le financement de l’émergence régionale

Le Ministre Hervé Ndoba, Préside le conseil d’administration de la Bdeac, en visio conférence depuis Bangui

Alors que l’Afrique centrale cherche à consolider sa résilience face aux chocs exogènes, le premier Conseil d’Administration de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) pour l’exercice 2026, tenu le 3 février dernier, marque une étape charnière. Sous l’impulsion de son nouveau président, M. Hervé Ndoba, l’institution que dirige Dieudonné Evou Mekou déploie une feuille de route offensive axée sur la solidité financière et le financement de projets à fort impact.

Le Président de la Bdeac, Dieudonné Evou Mekou au cours du 1er conseil d’administration de la Bdeac tenue le 03 Février 2026 à Brazzaville au Congo

Un nouveau leadership sous le signe de l’efficacité

Le passage de témoin à la tête du Conseil d’Administration intervient dans un climat de réformes profondes. M. Hervé Ndoba, Ministre des Finances et du Budget de la République centrafricaine, prend les commandes avec une vision claire : élever la Banque à la hauteur de sa mission fondamentale de catalyseur du développement communautaire. Les assises de Brazzaville, qui ont réuni les administrateurs en présentiel, les cadres en visioconférence ainsi que le président du conseil d’administration Hervé Ndoba, depuis Bangui, ont permis de poser les jalons d’une gouvernance modernisée, notamment par la nomination de nouveaux administrateurs chargés d’insuffler une dynamique nouvelle à l’institution.

L’effet « Moody’s » : Un levier de crédibilité sans précédent

L’un des points d’orgue de ce Conseil, présenté par le Président de la BDEAC Dieudonné Evou Mekou, a été l’analyse de l’obtention récente de la première notation financière internationale par l’agence Moody’s. Cette reconnaissance constitue un véritable levier vers les marchés financiers mondiaux, permettant à la Banque d’accéder à des ressources diversifiées, innovantes et concessionnelles pour les projets des États membres. Cette visibilité accrue impose toutefois une excellence opérationnelle renforcée en matière de gestion des risques et d’efficacité.

Le Plan « Azobé » et la transformation structurelle

Au cœur de la stratégie 2023-2027, le Plan « Azobé » guide désormais les réformes institutionnelles les plus profondes. La nouvelle feuille de route s’appuie sur une optimisation rigoureuse de la liquidité afin de doter la Banque des ressources nécessaires à ses ambitions grâce à une gestion de trésorerie dynamique. Cette transformation passe également par une véritable révolution digitale, visant à moderniser les processus internes pour accroître l’agilité institutionnelle et réduire significativement les délais de traitement des dossiers.
Parallèlement, l’accent est mis sur une gestion des risques renforcée pour édifier un cadre institutionnel résilient, capable d’anticiper les incertitudes économiques régionales. L’institution s’engage par ailleurs à consolider ses mécanismes de transparence et de gouvernance, un levier essentiel pour rassurer les partenaires au développement. Enfin, la priorité demeure l’investissement structurant, avec une accélération de la mobilisation de capitaux vers les infrastructures essentielles et les corridors économiques vitaux pour la sous-région.

Photos de famille des administrateurs de la Bdeac

Vers une intégration régionale par les infrastructures

L’horizon 2026 de la BDEAC se veut résolument tourné vers le terrain. En se positionnant comme le fer de lance du développement intégré de la CEMAC, la Banque entend revitaliser les territoires par le financement de projets transformateurs. En clôturant les travaux, le Président du Conseil d’Administration a rappelé que la solidité de la Banque est la condition sine qua non de l’émergence régionale. Avec des ratios financiers en amélioration et un mandat ferme pour intensifier la mobilisation des flux de capitaux, la BDEAC anticipe désormais les défis pour investir dans l’avenir prospère d’une Afrique centrale en pleine mutation.