FINANCEMENT VERT :

Le Plaidoyer de Brazzaville pour Transformer le Carbone Africain en Or Équitable

 

En marge de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine, le siège de l’organisation panafricaine a vibré, le 13 février 2026, au rythme des enjeux environnementaux lors de la réunion du Comité des chefs d’État et de gouvernement africains sur les changements climatiques (CAHOSCC). Au cœur de ce forum de haut niveau présidé par le Président Kenyan William Ruto , la République du Congo a une nouvelle fois porté l’étendard du Bassin du Congo en réaffirmant son rôle de pivot stratégique de la survie écologique mondiale.

Photos de famille

 

La ministre Congolaise en charge de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault, a livré un plaidoyer rigoureux pour une justice climatique effective en représentant Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Chef de l’État et Président en exercice de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC).

Brazzaville, Porte-Voix du Deuxième Poumon de la Planète

En sa double qualité de Ministre de l’Environnement et de Secrétaire exécutive de la CCBC, elle a porté la vision de Brazzaville devant un parterre de dirigeants présidé par le chef d’État kényan William Ruto.
Le message délivré est sans équivoque puisque l’Afrique ne génère que moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre alors qu’elle subit de plein fouet une crise qu’elle n’a pas provoquée. Les chiffres évoqués lors des travaux révèlent un réchauffement deux fois plus rapide que la moyenne mondiale ainsi que des pertes économiques amputant le PIB continental de 2 % à 5 %. Cette situation alarmante force les États à réorienter jusqu’à 9 % de leurs budgets nationaux vers la seule adaptation climatique au détriment d’autres secteurs vitaux comme la santé ou l’éducation.

De Belém à Addis-Abeba : L’Heure de la Mise en Œuvre

La trajectoire tracée lors de la COP30 à Belém en novembre 2025 doit désormais se traduire en actes concrets à travers le passage définitif des engagements à l’action. Si le « Paquet politique de Belém » a acté des avancées majeures comme la Décision Mutirão et l’engagement de tripler le financement de l’adaptation d’ici 2035, le financement demeure le principal obstacle du système climatique mondial.
Le constat reste amer car la promesse des 100 milliards USD annuels par les pays développés n’est toujours pas tenue. De plus, les fonds alloués à l’Afrique arrivent trop souvent sous forme de prêts qui aggravent la dette souveraine des États africains. Face à ce déséquilibre, Brazzaville prône une transition juste incluant des solutions innovantes comme la cuisson propre, l’accès universel à l’énergie et la protection sociale des populations les plus vulnérables.

La République du Congo comme Pilier de la Diplomatie Verte

Sous l’impulsion du Président Denis Sassou Nguesso, la République du Congo s’impose comme un acteur majeur capable d’orienter les négociations internationales vers une valorisation réelle des actifs naturels. La stratégie congolaise repose sur la valorisation des services écosystémiques des forêts tropicales ainsi que sur le développement de marchés carbone crédibles, transparents et équitables. Elle favorise également la promotion de mécanismes innovants de financement climatique et le renforcement de la coopération Sud-Sud, notamment par une convergence stratégique prometteuse entre les grands massifs forestiers du Bassin du Congo et de l’Amazonie.

Cap sur 2027 : L’Opportunité d’une COP Africaine

Dans cette montée en puissance diplomatique, l’horizon 2027 se dessine comme une étape capitale avec l’organisation de la COP32 à Addis-Abeba après une escale intermédiaire en Turquie en 2026. Pour la délégation congolaise, ce rendez-vous représentera une occasion historique d’obtenir des résultats tangibles sur le financement de l’adaptation et de renforcer l’accès à l’énergie propre.
En somme, la participation active de Madame Arlette Soudan-Nonault confirme que la République du Congo demeure le centre stratégique de la diplomatie climatique africaine. Le combat mené par Brazzaville démontre que l’Afrique ne demande pas la charité mais exige une justice climatique fondée sur l’équité et la reconnaissance de sa contribution au salut de la planète. Ce leadership constant de Denis Sassou Nguesso garantit désormais une voix africaine forte, unie et résolument tournée vers la préservation du patrimoine naturel pour les générations futures.