Best Talent Cameroon Acte 6 :
L’exploit d’une édition prestige sans le moindre sponsor

À l’heure où les grands événements culturels ne jurent que par les budgets publicitaires, le cabinet Yani Africa s’apprête à relever un défi de taille : organiser la sixième édition de « Best Talent Cameroon » sans le moindre sponsor officiel. L’annonce, faite par son promoteur Olivier Dyl , lors d’une conférence de presse tenue ce 14 janvier 2026 à Douala, confirme la détermination d’un projet qui s’impose désormais comme un pilier de l’indépendance artistique et médiatique nationale.
L’aventure débute en 2020, une année pourtant sombre pour l’événementiel mondial en raison de la crise sanitaire de la COVID-19. C’est dans ce climat d’incertitude qu’Olivier Dyl, CEO de Yani Africa et fervent défenseur du patrimoine immatériel, décide de lancer une initiative que beaucoup jugeaient alors téméraire. Animé par l’ambition de porter l’excellence camerounaise vers de nouveaux sommets, il conçoit Best Talent Cameroon, un concept original dédié à la célébration des acteurs des arts et des médias dont le parcours fait honneur à la nation.

Une institution bâtie sur le mérite
Depuis sa création, la cérémonie s’est distinguée par la pertinence de ses choix et la diversité de ses lauréats. En cinq éditions, l’événement a su créer un pont entre les générations en honorant aussi bien des légendes établies que des talents en pleine ascension. Des icônes de la chanson comme Ben Decca aux orfèvres de la communication audiovisuelle à l’instar de Léonard Châtelain, tous ont trouvé en ce concept une reconnaissance à la mesure de leur dévouement. Cette rigueur dans la sélection a permis au projet de s’imposer comme l’une des distinctions les plus respectées du pays, valorisant la portée des réalisations professionnelles au-delà du simple divertissement.

Le défi d’un modèle économique autonome
Le constat dressé devant les médias dans les locaux de B’ssadi Galleries est frappant : l’absence totale de sponsors pour cette sixième édition n’entame en rien la tenue de l’événement. Si une telle situation pourrait paralyser de nombreuses organisations, elle souligne ici une stratégie de résistance exemplaire. La viabilité de cette prestigieuse soirée de gala, prévue le 27 février prochain au Krystal Palace hôtel de Douala, repose sur une architecture financière originale alliant fonds propres et solidarités stratégiques.
L’essentiel du budget est supporté par les activités de conseil en communication et d’événementiel menées par le cabinet Yani Africa tout au long de l’année. Cet autofinancement est complété par un mécénat de prestige, porté par des figures d’autorité telles que le patriarche Moulongo Oscar, Grand Officier de l’Ordre national de la Valeur, et le chercheur Ta’a Tadié Tsemo, parrain officiel de cette édition. Ces soutiens, couplés au parrainage institutionnel de l’État et à l’accompagnement logistique de partenaires fidèles comme Santa Lucia ou Les Boissons du Cameroun, permettent de maintenir un standing de haute facture malgré la conjoncture.

Un rendez-vous d’exception au Krystal Palace
Malgré les tempêtes économiques, Best Talent Cameroon refuse de baisser pavillon. La célébration à venir s’annonce non seulement comme une consécration des talents, mais aussi comme le symbole d’une culture camerounaise capable de se prendre en charge par ses propres moyens. En transformant chaque obstacle en levier de croissance, Olivier Dyl et son équipe prouvent que la passion, lorsqu’elle est servie par une vision claire, peut s’affranchir des schémas de financement traditionnels pour entrer durablement dans l’histoire culturelle du pays.
