CEEAC :

CE QUI SE FERA EN 2026…

Ambassadeur Ezéchiel Nibigra, Président de la commission de la Ceeac

Quatre mois après sa prise de fonction, le Président de la Commission de la CEEAC, Ambassadeur Nibigra, a présenté un bilan d’étape rigoureux devant le Comité des Représentants Permanents. Entre réformes internes, relance de la coopération et défis sécuritaires, l’heure est à la redynamisation de l’intégration en Afrique centrale.

Le siège de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale à Libreville a servi de cadre, le 12 janvier 2026, à une rencontre stratégique entre le Président de la Commission et les Ambassadeurs des États membres. L’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira a choisi le canal du Comité des Représentants Permanents (COREP) pour sacrifier au devoir de redevabilité et exposer sa vision pour l’année qui commence.

Une vue de la salle des travaux

Un audit interne pour un nouveau départ

Arrivé à la tête de l’institution en septembre 2025, le diplomate burundais a consacré ses cent premiers jours à une vaste opération de diagnostic. Il a notamment expliqué avoir annulé certaines décisions prises par son prédécesseur en fin de mandat afin de garantir une gestion plus sereine et transparente.
Cette phase d’observation a permis de lever des verrous administratifs importants grâce à la création de commissions de travail dédiées à l’évaluation des services. L’objectif affiché reste la modernisation de l’outil de travail communautaire pour le rendre plus réactif face aux attentes des États.

Le retour de la confiance des partenaires

Sur le front diplomatique et financier, le bilan semble porteur d’espoir. Le Président Nibigira s’est félicité de la reprise de plusieurs projets dont les financements étaient autrefois menacés ou gelés. Cette relance de la coopération technique et financière témoigne d’un regain de crédibilité de l’institution sur la scène internationale, attirant de nouvelles propositions d’investissement pour la sous-région.
L’agenda institutionnel s’annonce d’ailleurs très dense dans les prochains jours. Les regards se tournent désormais vers le Conseil des Ministres du 16 janvier et le Sommet des Chefs d’État prévu le 24 janvier prochain. Ces deux rendez-vous majeurs devraient acter le recrutement des nouveaux commissaires et stabiliser ainsi l’exécutif de la Commission.

Sécurité et mobilisation financière en 2026

Le programme de l’année 2026 s’articule autour de piliers solides dont la paix et la sécurité demeurent la priorité absolue. Face aux tensions persistantes dans certains États membres, la Commission entend renforcer son rôle de médiateur et de coordinateur sécuritaire.
Le volet financier n’est pas en reste puisque l’Ambassadeur Nibigira prévoit une mission circulaire en mars prochain. Ce déplacement dans les différentes capitales visera à mobiliser les États membres pour le versement de la Contribution Communautaire d’Intégration et l’apurement des arriérés, nerf de la guerre de toute ambition régionale.

Les membres du Corep

Un calendrier d’action ambitieux

Le premier trimestre 2026 sera marqué par des événements clés. Une retraite du Collège des commissaires se tiendra en février pour instaurer une gouvernance de résultats. En mars, la ville de Kinshasa prendra le relais en accueillant le Comité des sages ainsi qu’une réunion avec les chefs des bureaux de liaison.
En instaurant une rencontre trimestrielle avec le COREP, Ezéchiel Nibigira semble vouloir ancrer la transparence au cœur de sa méthode. Cette nouvelle dynamique de gouvernance repose sur un triptyque simple mais exigeant que sont la concertation, la responsabilité et l’efficacité au service des peuples d’Afrique centrale.