Coopération ONU-Congo :
Vers un nouveau cap pour la gouvernance et la transparence en 2026
La capitale congolaise était au cœur de l’évaluation et de la planification stratégique entre le Gouvernement et le Système des Nations Unies (SNU). Réunis les 11 et 12 février 2026 à l’Hôtel Pefaco sous l’égide du Ministère de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, les experts ont validé les acquis de l’année écoulée tout en traçant les sillons d’une année 2026 placée sous le signe de l’efficacité opérationnelle et de la transparence financière.

L’atelier de validation technique du rapport des résultats de la mise en œuvre du Plan-Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement (UNDAF/Cadre de coopération 2020-2026) a permis de passer au crible les interventions de l’Équipe pays de l’ONU.

Un bilan 2025 aligné sur les Objectifs de Développement Durable
En cohérence avec le Plan National de Développement (PND 2022-2026), les discussions ont confirmé que les actions menées en 2025 ont produit des impacts tangibles pour les populations, renforçant ainsi la synergie entre les agences onusiennes, la société civile et le Gouvernement.
Cependant, au-delà du bilan comptable, l’enjeu majeur de ce conclave résidait dans l’élaboration des Plans de Travail conjoints pour 2026. La clôture des travaux, présidée le jeudi 12 février par le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Congo, a scellé des engagements cruciaux pour le cycle à venir.

La CNTR au cœur du futur Cycle de Coopération avec le PNUD
L’un des faits marquants de cet atelier est sans conteste la percée institutionnelle de la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité (CNTR). Reconnue par les Nations Unies comme un acteur clé de la bonne gouvernance, la CNTR a réussi à faire inscrire trois priorités majeures dans le Programme de Coopération avec le PNUD pour le cycle 2026.
Le premier axe concerne la vulgarisation de la Loi n°10-2017 portant Code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques. Un programme ambitieux sera déployé pour renforcer les capacités des professionnels des médias et de la société civile. L’accent sera mis sur l’article 12 de ladite loi, qui traite de la publicité des opérations financières, garantissant ainsi que le citoyen soit mieux informé de l’usage des deniers publics.

Digitalisation et protection des lanceurs d’alerte : les nouveaux chantiers
Le second pilier de cet accord porte sur la modernisation de l’évaluation. Le PNUD accompagnera techniquement la CNTR dans le déploiement de la plateforme numérique ECTR. Cet outil innovant permettra une évaluation en temps réel et numérisée de l’application du Code de transparence au sein des différentes administrations congolaises, marquant un tournant vers une gouvernance axée sur les données.
Enfin, une avancée législative historique est en gestation : l’élaboration conjointe d’un projet de loi relatif à la protection des lanceurs d’alerte. En s’inspirant des meilleures pratiques sous-régionales, notamment le modèle sénégalais, la CNTR et le PNUD entendent doter le Congo d’un bouclier juridique pour ceux qui dénoncent la corruption. Ce projet, que la CNTR portera au niveau national et sous-régional, vise à briser la loi du silence et à sécuriser l’environnement de la reddition de comptes.

Une satisfaction partagée pour des résultats concrets
La rencontre s’est conclue par une note d’optimisme, immortalisée par une photo de famille entre le Coordonnateur Résident et la délégation de la CNTR. En réaffirmant leur soutien à ces réformes structurelles, les Nations Unies confirment que le partenariat avec le Congo ne se limite plus à l’assistance humanitaire, mais s’inscrit désormais dans une dynamique de transformation profonde des institutions.
Pour les responsables de la CNTR, un rapport de mission détaillé sera transmis à la haute hiérarchie, ouvrant la voie à la mise en œuvre immédiate de ces résolutions dès le lancement opérationnel du cycle 2026.

