FINANCES PUBLIQUES AU CONGO :
Vers une sécurisation historique des recettes fiscales…
Brazzaville s’apprête à accueillir un événement majeur pour la gouvernance financière du pays. Le 24 février prochain, la signature d’un protocole d’accord inédit entre la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité(CNTR) et la Direction Générale des Impôts et des Domaines(DGID) marquera une étape décisive dans la lutte contre la fraude et l’optimisation des ressources de l’État.
Par Prince Aristide NGUEUKAM
Le paysage de la gestion des finances publiques en République du Congo s’apprête à connaître une mutation structurelle d’envergure. Sous l’impulsion de la vision stratégique du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, qui érige la sécurité en pilier fondamental de la stabilité et du développement durable, deux institutions piliers unissent leurs forces.

Un rendez-vous stratégique à Brazzaville
Le mardi 24 février 2026, à 12 heures précises, la salle de conférences de l’Hôtel Grand Lancaster (ex-Méridien) sera le théâtre de la signature d’un protocole d’accord qualifié « d’intérêt national ». Cet acte officiel engagera la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) et la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID).
La genèse d’une collaboration innovante
Cette alliance n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’une démarche proactive initiée par Ludovic Itoua, Directeur Général de la DGID. Ce dernier a exposé à la CNTR les missions et le fonctionnement du Service du Renseignement Fiscal (SRF), un organe clé visant à renforcer la sécurité fiscale comme levier de protection des ressources publiques.
Sous le leadership de son Président, Joseph Mana Fouafoua, la CNTR a salué cette approche qu’elle qualifie d’innovante et de traduction concrète de l’engagement pour une action publique transparente. À ce jour, la DGID est d’ailleurs reconnue comme l’une des administrations publiques congolaises les plus engagées dans cette voie de la responsabilité institutionnelle.

Les cinq piliers de l’accord
Loin d’être une simple déclaration d’intention, ce protocole d’accord repose sur une structure opérationnelle rigoureuse déclinée en cinq axes stratégiques.
Tout d’abord, il s’agit de renforcer la sécurité et la transparence globale de l’appareil fiscal congolais.
Parallèlement, les parties visent une meilleure efficience dans la mobilisation des ressources fiscales, véritable socle de la souveraineté économique du pays.
L’accord prévoit également d’instaurer une redevabilité accrue en imposant une responsabilité partagée à chaque étape de la chaîne fiscale.
Sur le plan préventif, le texte souligne l’importance d’anticiper et de réduire les risques fiscaux, économiques et financiers qui pèsent sur le Trésor Public.
Enfin, cette collaboration doit permettre de mener une lutte frontale et efficace contre les mauvaises pratiques ainsi que toutes les formes d’atteintes à l’intégrité fiscale.
Un signal fort pour l’État de droit
Au-delà de l’aspect technique, cet accord est un signal fort envoyé aux partenaires au développement. En consolidant la stabilité macroéconomique et en renforçant l’État de droit, la CNTR et la DGID réaffirment leur engagement pour une gouvernance performante. Pour rappel, la CNTR, créée par la loi du 24 mai 2019, a pour mission de contribuer activement à la promotion de la bonne gouvernance des finances publiques au Congo.

