HARCELEMENT EN MILIEU SCOLAIRE ET PROFESSIONNEL :
Paul Biya siffle la fin de la récréation pour les prédateurs !
Dans son discours du 10 février 2026, le Chef de l’État a adressé une mise en garde sans précédent aux « prédateurs » qui sévissent dans les milieux éducatif et professionnel. En ordonnant une protection accrue des jeunes filles, Paul Biya s’attaque à un système de corruption morale qui détruit des vies dans le silence le plus absolu.

Par Prince Aristide NGUEUKAM
C’est un cri de détresse qui a fini par remonter jusqu’aux sommets de l’État. En évoquant explicitement le harcèlement et les « abus de toutes sortes », Paul Biya ne s’est pas contenté d’une simple formule protocolaire. Il a mis le doigt sur une gangrène qui ronge le mérite et la dignité humaine au Cameroun. Pour de nombreux observateurs, cette prise de parole ferme fait suite à une accumulation de plaintes et de rapports accablants adressés à la Présidence par des victimes et des familles à bout de souffle.
L’université et l’école : le labyrinthe du chantage
Le milieu académique, censé être le temple du savoir, est devenu pour beaucoup de jeunes filles un terrain de chasse. Le phénomène des « notes sexuellement transmissibles » a muté en un système de chantage sophistiqué. Dans les campus et les grandes écoles, des encadreurs et enseignants n’hésitent plus à prendre en otage l’avenir des étudiantes. La validation d’un mémoire de fin d’études ou la soutenance d’une thèse devient une monnaie d’échange contre des faveurs sexuelles.
Ce qui révolte le plus, c’est l’organisation quasi mafieuse de ce harcèlement. Malgré les dénonciations répétées, le silence des administrations et les complicités internes créent un labyrinthe où la victime finit par être celle que l’on punit. Ce chantage permanent brise non seulement des carrières, mais installe une insécurité psychologique qui pousse certaines jeunes femmes à l’abandon ou au traumatisme à vie.
Le milieu professionnel : le droit de cuissage en entreprise et à l’hôpital
Le fléau ne s’arrête pas aux portes des amphithéâtres. Il se prolonge et s’aggrave dans le monde du travail. Dans les entreprises privées comme dans l’administration publique, le « droit de cuissage » semble être devenu une règle tacite pour obtenir une promotion ou simplement conserver son poste.
Le secteur de la santé n’est pas épargné. Des témoignages poignants font état d’infirmières et de jeunes femmes médecins harcelées par leurs supérieurs hiérarchiques au sein même des hôpitaux. Ces pervers, tapis derrière l’autorité de leur fonction, abusent de leur pouvoir pour transformer les lieux de soins et de production en espaces de prédation.
Un signe d’espoir, mais l’exigence de sanctions publiques
L’annonce présidentielle d’« instructions fermes » données aux administrations compétentes est un signal fort. Elle légitime enfin la douleur des victimes et leur donne un motif d’espérer. Mais pour que cet espoir ne soit pas déçu, la réponse doit être implacable. La gravité du problème exige plus que des réprimandes administratives : elle nécessite une dénonciation publique des coupables.
La société camerounaise attend désormais que ces « pervers » soient traînés devant les tribunaux et que leurs noms soient jetés à la face du monde. Il est temps que la peur change de camp. Protéger la jeune fille, ce n’est pas seulement lui offrir des bancs à l’école, c’est lui garantir qu’elle pourra gravir les échelons de la société par son seul talent, sans avoir à sacrifier son intégrité physique. Paul Biya a ouvert la voie ; aux administrations de transformer ces instructions en une véritable purge pour nettoyer nos institutions de leurs prédateurs.
