PRÉSIDENCE DE LA CEMAC :

Denis Sassou N’Guesso, le Panafricaniste aux commandes

Prise de commandement à Bangui du Chef de l’État Congolais Dénis Sassou N’guesso à la présidence de la Cemac

Sous le soleil de Bangui, le 16ème Sommet de la CEMAC a scellé un tournant stratégique le 10 septembre dernier. Entre bilans chiffrés, cérémonial mystique de l’enclume et pluie de décorations, le passage de témoin entre Faustin-Archange Touadéra et Denis Sassou Nguesso a dessiné les contours d’une Afrique Centrale qui veut enfin peser sur l’échiquier mondial.

Le sacre d’un artisan de la paix et de la stabilité

L’un des moments les plus solennels de ce sommet a été l’élévation du Président Denis Sassou Nguesso au rang de Grand Commandeur dans l’ordre du mérite communautaire à titre exceptionnel. Cette distinction suprême ne salue pas seulement le nouveau président en exercice de la CEMAC, mais rend hommage à l’un des diplomates les plus chevronnés du continent. Fort de son expérience, il a été à maintes reprises le médiateur décisif dans de nombreux conflits en Afrique, de la Libye à la République centrafricaine, s’imposant comme le sage vers lequel l’Union Africaine se tourne pour rétablir le dialogue là où les intérêts divergent.

Au-delà de sa mission de médiateur, Denis Sassou N’guesso occupe une fonction structurelle capitale en tant que Président dédié des réformes économiques et financières de la CEEAC. Ce rôle stratégique fait de lui l’architecte en chef de la transformation des institutions d’Afrique Centrale. Sa mission consiste à piloter la modernisation des cadres budgétaires et monétaires pour une zone plus résiliente. En prenant aujourd’hui les rênes de la CEMAC, il assure une continuité parfaite entre les deux organisations régionales, devenant le moteur d’une intégration économique sans précédent.

Le président Sassou N’guesso élevé à la dignité de Commandeur de l’ordre du mérite communautaire à titre exceptionnel

L’appel de Bangui : Le panafricanisme comme doctrine d’action

Dès sa prise de commandement, le Président a placé son mandat sous le sceau d’un panafricanisme pragmatique. Dans sa toute première réaction, il a exhorté ses pairs à une prise de conscience historique : l’Afrique ne peut peser mondialement que si elle est unie et maîtresse de ses institutions financières. Pour le Grand Commandeur, le panafricanisme n’est pas un slogan, mais une boussole stratégique visant à protéger les intérêts du continent et à garantir que les ressources africaines servent avant tout le développement des Africains.
Forger l’avenir sur l’enclume de l’unité
Le cérémonial de l’enclume, qui a marqué la clôture du sommet, symbolise désormais ce travail de forge pour une souveraineté partagée. Sous l’impulsion de Denis Sassou Nguesso, la CEMAC entre dans une phase de consolidation. L’enjeu est de transformer chaque levier — qu’il soit lié à la réglementation des changes ou aux infrastructures transfrontalières — en un outil de résilience collective. La vision portée depuis Bangui est celle d’une région qui refuse désormais d’être une simple variable d’ajustement géopolitique.

Le passage de témoin entre les présidents Dénis Sassou N’guesso et Faustin Archange Touadéra

Une nouvelle ère de responsabilité

En héritant du flambeau des mains de Faustin-Archange Touadéra, Denis Sassou Nguesso ouvre un chapitre de maturité pour l’Afrique Centrale. Entre son rôle de médiateur infatigable et sa fonction de Président dédié aux réformes économiques, il incarne l’ambition d’une sous-région qui s’assume. Le message envoyé au monde est clair : sous la conduite d’un leader au panafricanisme éprouvé, l’Afrique Centrale est désormais prête à forger sa propre destinée et à occuper, avec une autorité renouvelée, sa place sur l’échiquier mondial.