RÉPUBLIQUE DU CONGO :
LA CNTR DÉPLOIE SON PLAN STRATÉGIQUE ET MOBILISE LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX

Sous l’impulsion de la Présidence de la République, la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité (CNTR) passe à la vitesse supérieure. Avec un plan de réforme de plus de 8,3 milliards de FCFA et l’appui du PNUD, l’institution réunit ce vendredi 12 juin à Brazzaville l’ensemble des bailleurs de fonds et des institutions nationales. Décryptage d’un tournant décisif pour la redevabilité de l’État congolais.
Par Prince Aristide NGUEUKAM
Dans la trajectoire macroéconomique et politique de la République du Congo, la date du vendredi 12 juin 2026 s’annonce comme une étape charnière. La Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) organise une grande rencontre de concertation dans la salle de conférence de l’hôtel Radisson Blu M’Bamou Palace de Brazzaville. Cet événement de haut niveau a pour but de réunir les Partenaires techniques et financiers (PTF) ainsi que les principales institutions publiques nationales.
Cette initiative s’inscrit en droite ligne de la dynamique impulsée par le Président de la République du Congo, Dénis Sassou N’guesso. Celui-ci a érigé la bonne gouvernance, la transparence et la responsabilité budgétaire en principes cardinaux de l’action publique. En s’appuyant sur cette légitimité politique majeure, le président de la CNTR, M. Joseph Mana Fouafoua, entend structurer durablement les mécanismes de contrôle et d’audit du pays pour renforcer la qualité globale de la gouvernance.
Un Plan Stratégique ambitieux de 8,3 milliards de FCFA
Au cœur des échanges de cette table ronde figure le Plan stratégique 2025-2029 de la CNTR. Ce programme ambitieux, dont l’enveloppe globale s’élève à plus de huit milliards trois cent millions (8 300 000 000) de FCFA, dessine la feuille de route du Congo pour les prochaines années. Le mécanisme de financement retenu repose sur un modèle conjoint innovant, combinant des dotations de l’État congolais et des appuis complémentaires des partenaires internationaux.
L’enjeu de cette rencontre de concertation est donc d’ordre hautement stratégique : il s’agit d’opérer un plaidoyer rigoureux auprès des partenaires extérieurs pour sécuriser les financements nécessaires, examiner les perspectives de partenariat à moyen terme et garantir le déploiement opérationnel des réformes sur toute l’étendue du territoire national.
Quatre axes pour transformer la gestion de l’État
Sous la supervision technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), coorganisateur et partenaire d’ancrage de la Commission, les travaux de la concertation se structureront à travers plusieurs priorités stratégiques majeures. Tout d’abord, la promotion institutionnelle vise à réaffirmer avec force l’autorité de la CNTR en tant qu’organe suprême chargé de veiller à la stricte application du Code relatif à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Parallèlement, l’institution mène un plaidoyer de financement rigoureux afin d’examiner et de sécuriser les opportunités budgétaires nécessaires aux projets inscrits dans son Plan stratégique 2025-2029. Sur le plan collaboratif, la sensibilisation partenariale permet d’associer activement les bailleurs de fonds au processus d’élaboration du Projet d’Appui à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques en République du Congo. Enfin, la recherche d’un dialogue de haut niveau s’attache à poser les jalons des futures Assises Nationales sur la Gouvernance Publique.
Vers les Assises Nationales sur la Gouvernance Publique (ANGP)
Annoncées lors de ce communiqué par l’entremise du Consultant en charge de la Communication, M. Mafoula Abd-El Senguel, les prochaines Assises Nationales sur la Gouvernance Publique constitueront l’acmé de cette réforme. Placées sous le très haut patronage du Chef de l’État, ces assises institueront un cadre national de dialogue de haut niveau. L’objectif sera de formuler des solutions concrètes et d’assurer la mise en œuvre effective des textes de loi sur la transparence financière.
