EAU POTABLE À DOUALA :

Le DG de la CAMWATER impose le « fast-tracking » à Japoma pour accélérer les robinets

Descente sur le terrain du DG de Camwater, Dr Blaise Moussa

Le Directeur Général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, a effectué une visite technique cruciale ce dimanche 12 juillet 2026 sur le site du Projet de Réhabilitation et d’Extension du Système d’Alimentation en Eau Potable de Japoma. Objectif : lever les contraintes techniques et imposer une stratégie de « fast-tracking » pour soulager rapidement les populations.

 

Face à l’urgence de l’accès à l’eau potable dans la métropole économique, le sommet de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) passe au pilotage de proximité.

Une descente stratégique pour lever les verrous techniques

Cette inspection de terrain dominicale a permis au Directeur Général d’évaluer de première main le niveau d’avancement des infrastructures de Japoma, de confronter les réalités du chantier aux plannings théoriques et d’identifier les goulets d’étranglement qui freinent encore la livraison totale des ouvrages.

Loin d’une simple visite de routine, cette descente s’est soldée par une série de « Très Hautes Instructions » visant à sanctuariser le site, à moderniser son exploitation et à anticiper les besoins industriels futurs de la région.

Le choix du « Fast-Tracking » : Une mise en service progressive

La principale annonce issue de cette inspection est le changement de méthode de livraison. Pour ne pas faire attendre les populations jusqu’à l’achèvement complet du réseau, la CAMWATER opte pour le fast-tracking.

Cette stratégie reposera sur un calendrier ultra-précis des activités critiques et, surtout, sur une mise en service progressive. Les compartiments du réseau techniquement prêts seront injectés dans le circuit de distribution au fur et à mesure, permettant une amélioration graduelle de la desserte en eau dans les quartiers cibles.

Sécurisation, transition énergétique et résilience climatique

Sur le plan technique, le Directeur Général a arrêté des directives strictes afin de pérenniser les investissements de l’État.

Pour garantir la sécurisation du réseau, un marquage rigoureux des infrastructures enterrées va être déployé pour prévenir les casses lors de futurs chantiers tiers, tandis que la sécurité visuelle et opérationnelle du site sera renforcée par l’intégration de solutions d’éclairage public alimentées à l’énergie solaire. En matière de résilience face aux inondations, et compte tenu du climat particulièrement humide de Douala, le renforcement des systèmes d’assainissement et des aménagements de voirie autour des installations a été ordonné pour immuniser durablement les ouvrages contre les crues et les eaux de ruissellement. Enfin, pour assurer la continuité des chantiers, des mesures transitoires ont été immédiatement validées afin de neutraliser à l’avance les risques logistiques ou administratifs susceptibles d’impacter le calendrier de livraison.

Cap sur la haute technologie et la future zone industrielle de la Dibamba

L’avenir du projet passera par une étape cruciale : l’installation prochaine de technologies membranaires de pointe pour le traitement de l’eau. Pour sécuriser cette phase délicate, le DG a prescrit l’organisation d’une mission technique interinstitutionnelle élargie, associant ministères sectoriels, ingénieurs de suivi et partenaires internationaux.

Enfin, la CAMWATER se projette déjà vers l’après-projet. Des études ont été commandées sur le champ pour : Convertir l’ancienne station SP3 en une infrastructure réadaptée; Planifier l’alimentation de la future zone industrielle de la Dibamba directement depuis la nouvelle station de Japoma, positionnant ainsi la CAMWATER comme un moteur de l’essor industriel de Douala.

Par ce déploiement, le top management de la CAMWATER réaffirme sa méthode : l’anticipation des risques opérationnels, l’intégration des énergies renouvelables et un management de terrain pour transformer les promesses d’infrastructures en réalités concrètes au robinet.