CONGO/CODE DE TRANSPARENCE :
La CNTR et le PNUD s’unissent pour franchir un cap historique vers la numérisation des finances publiques
À la veille d’un tournant décisif pour la gouvernance financière en République du Congo, la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) s’apprête à donner le coup d’envoi d’un chantier d’envergure nationale. Les 14 et 15 juillet 2026, l’hôtel Grand Lancaster de Brazzaville sera le théâtre d’un séminaire de sensibilisation et de formation de premier plan. Cet événement marquera le lancement officiel du processus d’évaluation de l’application du Code de transparence au titre de l’année 2025, communément désigné sous l’acronyme ECTR.
Organisé avec l’appui stratégique et technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ce séminaire vise à jeter les bases méthodologiques d’un contrôle rigoureux et modernisé de l’action publique.
Mesurer la conformité : Un impératif de bonne gouvernance
L’évaluation ECTR 2025 n’est pas un simple exercice de style. Elle a pour ambition de mesurer avec précision le degré d’assimilation et de mise en œuvre des exigences du Code de transparence au sein de l’ensemble de l’appareil étatique. Sont ainsi ciblées : Les administrations publiques de manière globale; L’intégralité des entités et institutions directement ou indirectement impliquées dans la chaîne de gestion des deniers publics. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des réformes portées par la CNTR, une institution créée par la loi n°18-2019 du 24 mai 2019 dans le but de promouvoir activement la probité et la bonne gouvernance financière en République du Congo.
De la phase pilote à la maturité : Le saut qualitatif de 2026
Le processus actuel bénéficie d’un précieux retour d’expérience. En effet, la CNTR avait mené en 2024 un premier cycle d’évaluation pilote particulièrement dense, couvrant de manière rétroactive les exercices budgétaires allant de 2020 à 2022.
Cette nouvelle évaluation, planifiée pour cette année 2026, marque une montée en puissance puisqu’elle passera au crible les exercices budgétaires des années 2023, 2024 et 2025.
Le tournant de la digitalisation
La véritable révolution de cette session 2026 réside dans l’innovation technologique. Forte des enseignements tirés du premier exercice, la CNTR franchit un cap décisif en intégrant une plateforme numérique dédiée au processus d’évaluation. Ce virage vers le numérique répond à un triple objectif : Optimiser la collecte d’informations auprès des différentes entités assujetties; Accélérer et fiabiliser le traitement des données financières et administratives; Garantir un droit de regard citoyen en rendant les informations relatives à la gestion publique plus transparentes et accessibles à la population.
Une dynamique alignée sur la vision présidentielle
Par la voix de son Président, M. Joseph MANA FOUAFOUA, et sous la plume de son consultant en communication, M. MAFOULA Abd-El Senguel, la CNTR rappelle que ce processus d’évaluation s’aligne de façon étroite sur les orientations stratégiques de l’exécutif.
Les rapports hautement stratégiques qui découleront de cette évaluation s’inscrivent directement dans la vision et le plaidoyer de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Denis SASSOU-N’GUESSO, qui a érigé la digitalisation des finances publiques en priorité nationale pour moderniser l’État.
Alors que les délégués, experts et cadres de l’administration s’apprêtent à rallier l’hôtel Grand Lancaster, ce séminaire des 14 et 15 juillet se présente comme le catalyseur d’une gestion publique congolaise plus responsable, transparente et résolument tournée vers l’avenir.
