PARTENARIAT BAD-BDEAC:
Vers un véritable accélérateur pour le développement de la BDEAC…

En marge des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, les présidents des deux institutions ont signé, le 28 Mai 2026, une lettre d’intention historique. Plus qu’un protocole, un ancrage stratégique pour insérer la BDEAC dans la nouvelle architecture financière du continent.
Par Prince Aristide Ngueukam
C’est au cœur du centre de presse aménagé sur le site de Kintélé, dans une atmosphère de haute diplomatie financière, que s’est joué un tournant majeur pour le financement du développement en Afrique centrale. Face aux journalistes, Dieudonné Evou Mekou, Président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), et le Dr Sidi Ould Tah, Président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), ont paraphé une lettre d’intention cruciale. Une signature qui vient sceller un engagement mutuel à restructurer en profondeur la coopération financière régionale.

Paver la voie de la co-construction financière
Pour le patron de la BDEAC, l’opportunité de s’allier au leadership du Dr Sidi Ould Tah est une étape majeure. « C’est une lettre d’intention pour paver la coopération qu’on doit avoir avec la BAD dans les prochaines années » , a-t-il affirmé. Derrière cette signature se cache une ambition continentale : intégrer la BDEAC au projet NAFAD (Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement) porté par la BAD. Cette vision macroéconomique vise à optimiser le rôle des banques de développement régionales. « Nous sommes une banque de développement régionale, et nous pensons que nous nous insérerons parfaitement dans cette nouvelle architecture », a martelé Dieudonné Evou Mekou.
En s’alignant sur la NAFAD, la BAD démontre sa confiance envers la BDEAC, qui s’impose désormais comme l’unique institution de l’Afrique centrale à intégrer le club très restreint des grands financiers du développement africain, confortée par sa notation historique par l’agence Moody’s.
Un impact transformationnel pour la BDEAC
Concernant les retombées attendues par la Bdeac, après la signature de cet accord, Dieudonné Evou Mekou s’est voulu explicite : « Les implications sont nombreuses. S’associer au Groupe de la BAD touche à des leviers vitaux : le renforcement des capacités, l’ouverture de nouvelles lignes de crédit et la consolidation du capital de notre banque ». Autant de leviers stratégiques destinés à densifier la puissance de feu de la BDEAC dans la sous-région.
Ce partenariat agit également comme un accélérateur pour le plan stratégique « Azobé » (2023-2027) de la BDEAC, axé sur la modernisation, l’inclusion financière et le développement durable. Évoluant à un palier décisif depuis sa première notation financière internationale l’année dernière, la banque sous-régionale change d’échelle.
Pour Dieudonné Evou Mekou, cette reconnaissance n’est cependant qu’une rampe de lancement : « La notation n’est pas une fin en soi. Elle doit nous permettre de mobiliser, sur les marchés internationaux, des ressources beaucoup plus abondantes et de meilleure qualité » . L’objectif ultime reste inchangé : injecter des capitaux compétitifs dans les économies locales pour impacter directement le bien-être des populations de la CEMAC. À Kintélé, la BAD et la BDEAC ont prouvé que l’avenir financier de l’Afrique centrale se dessine désormais à l’échelle du continent.
Pour le patron de la BDEAC, l’opportunité de s’allier au leadership du Dr Sidi Ould Tah est une étape majeure. « C’est une lettre d’intention pour paver la coopération qu’on doit avoir avec la BAD dans les prochaines années » , a-t-il affirmé. Derrière cette signature se cache une ambition continentale : intégrer la BDEAC au projet NAFAD (Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement) porté par la BAD. Cette vision macroéconomique vise à optimiser le rôle des banques de développement régionales. « Nous sommes une banque de développement régionale, et nous pensons que nous nous insérerons parfaitement dans cette nouvelle architecture », a martelé Dieudonné Evou Mekou.
En s’alignant sur la NAFAD, la BAD démontre sa confiance envers la BDEAC, qui s’impose désormais comme l’unique institution de l’Afrique centrale à intégrer le club très restreint des grands financiers du développement africain, confortée par sa notation historique par l’agence Moody’s.

Un impact transformationnel pour la BDEAC
Concernant les retombées attendues par la Bdeac, après la signature de cet accord, Dieudonné Evou Mekou s’est voulu explicite : « Les implications sont nombreuses. S’associer au Groupe de la BAD touche à des leviers vitaux : le renforcement des capacités, l’ouverture de nouvelles lignes de crédit et la consolidation du capital de notre banque ». Autant de leviers stratégiques destinés à densifier la puissance de feu de la BDEAC dans la sous-région.
Ce partenariat agit également comme un accélérateur pour le plan stratégique « Azobé » (2023-2027) de la BDEAC, axé sur la modernisation, l’inclusion financière et le développement durable. Évoluant à un palier décisif depuis sa première notation financière internationale l’année dernière, la banque sous-régionale change d’échelle.
Pour Dieudonné Evou Mekou, cette reconnaissance n’est cependant qu’une rampe de lancement : « La notation n’est pas une fin en soi. Elle doit nous permettre de mobiliser, sur les marchés internationaux, des ressources beaucoup plus abondantes et de meilleure qualité » . L’objectif ultime reste inchangé : injecter des capitaux compétitifs dans les économies locales pour impacter directement le bien-être des populations de la CEMAC. À Kintélé, la BAD et la BDEAC ont prouvé que l’avenir financier de l’Afrique centrale se dessine désormais à l’échelle du continent.
UNE -DEUX AVEC Dieudonné Evou Mekou, Président de la BDEAC
«Avec cette signature que nous venons d’avoir avec la BAD, nous continuons l’implication et la mise en œuvre de notre plan stratégique « Azobé »»
Je suis très content d’avoir signé ce document avec le Président Sidi, qui a pris la tête de la Banque Africaine de Développement (BAD) depuis quelques mois simplement. Alors, il s’agit de quoi comme document ? C’est une lettre d’intention. Une lettre d’intention pour paver la coopération qu’on doit avoir avec la Banque africaine de développement dans les prochaines années. Vous savez que le Président Sidi est en train de mettre en place ce qu’il a appelé la NAFAD, la Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement, et c’est dans cette nouvelle politique, dans cette nouvelle architecture financière, qu’il y a un ensemble de choses à faire avec les banques régionales. Alors, nous sommes une banque de développement régionale, et nous pensons que nous nous insérerons parfaitement dans cette nouvelle architecture.
Quel impact pour la BDEAC?
Les implications sont nombreuses parce que, évidemment, lorsque vous avez une banque comme la Banque africaine de développement – qui est un Groupe d’ailleurs – avec qui vous signez une convention de coopération et de partenariat, cela implique beaucoup de domaines : le renforcement des capacités, les lignes de crédit, ou encore le renforcement du capital de la banque. Les domaines d’intervention sont multiples et variés, et feront grandir un peu plus la BDEAC.
Avec cette signature que nous venons d’avoir avec la BAD, nous continuons l’implication et la mise en œuvre de notre plan stratégique « Azobé », que nous avons commencé à déployer depuis 2023 et qui s’étale jusqu’en 2027. Dans ce plan, beaucoup de choses ont déjà été faites dans le cadre de la modernisation et de la transformation de la BDEAC. Il est en effet important que nous puissions entrer dans le cercle des grandes banques de développement, à l’instar de ce que nous avons obtenu l’année dernière avec notre notation financière [Moody’s], ce qui a été une grande première pour l’institution. C’est un pas considérable que nous avons franchi. La notation n’étant pas une fin en soi, elle doit nous permettre de gagner davantage, notamment en allant sur les marchés internationaux pour mobiliser des ressources beaucoup plus abondantes et de meilleure qualité, afin de continuer à mener notre activité de financement du développement pour le bien-être des populations de la sous-région. «
