MARCHÉ FINANCIER :
ADC S.A. PRÊT À FAIRE SON ENTRÉE EN BOURSE EN CLASSE PREMIUM

Réunis à Kribi le mercredi 24 juin 2026, les administrateurs, la direction générale d’Aéroports Du Cameroun (ADC S.A.), les autorités boursières et les cabinets d’audit ont dressé un bilan d’étape particulièrement flatteur. Diagnostic validé, gouvernance ajustée et soutien institutionnel massif : le gestionnaire aéroportuaire national se positionne pour être le premier de cordée des privatisations de l’Afrique centrale, prêt pour la « classe premium » de la BVMAC.
Par Prince Aristide NGUEUKAM
L’écosystème financier de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) s’apprête à franchir un palier historique. Au cœur de cette dynamique, la société anonyme Aéroports Du Cameroun (ADC S.A.) confirme son statut de pionnière. Les conclusions de l’Atelier d’évaluation et de restitution, tenu le mercredi 24 juin 2026 dans la cité balnéaire de Kribi, sont sans équivoque : les clignotants sont au vert pour une introduction imminente sur le marché financier unifié.
Cet événement stratégique a rassemblé la fine fleur de la gouvernance et de la finance sous-régionale pour valider les étapes cruciales menant à l’ouverture du capital de la compagnie au grand public et aux investisseurs institutionnels. La table de réflexion affichait une configuration de haut vol, illustrant l’importance capitale de ce projet pour l’État camerounais. Autour du Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’ADC S.A., Fritz Ntone Ntone, et du Directeur Général, Thomas Owona Assoumou , se trouvaient les membres de l’Assemblée générale, les cadres directeurs et sous-directeurs de l’entreprise, ainsi que les plus hautes autorités de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC) , emmenées par son Directeur Général, Louis Banga Ntolo.
La présence active du consortium de relookage financier et juridique — composé des cabinets de renommée mondiale Deloitte and Touche , NYA and CO , et de la société de bourse SDB EMERALD Securities Services Bourse S.A. — a conféré à ces travaux une rigueur technique absolue.

Un diagnostic rigoureux et une admission en « classe premium »
Le point d’orgue technique de l’atelier a reposé sur la présentation exhaustive du processus d’introduction effectuée par **Patrick Mbarga**, Chef de la Division du Contrôle de Gestion de l’ADC S.A. Cet exposé magistral a mis en lumière les mutations internes opérées par l’entreprise pour se conformer aux standards drastiques imposés par le régulateur régional, la COSUMAF (Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale), et par la BVMAC.
L’évaluation menée de concert par Deloitte, NYA and CO et EMERALD Securities a passé au crible la transparence financière, la structure de gouvernance et la viabilité des infrastructures de l’ADC S.A. Les conclusions de cette première vague d’évaluation ont suscité un enthousiasme marquant de la part du Directeur Général de la BVMAC. Louis Banga Ntolo s’est dit pleinement satisfait de l’état d’avancement, affirmant solennellement qu’à ce stade, l’ADC S.A. remplit toutes les conditions requises pour une cotation officielle directe en « classe premium » , la catégorie réservée aux entreprises les plus solides, liquides et transparentes du marché régional.
Une méthodologie rigoureuse de transformation
Le succès de cette transition repose sur une feuille de route méthodique, articulée autour de plusieurs jalons stratégiques bien définis. La première phase opérationnelle a consisté en un diagnostic stratégique complet , une évaluation minutieuse visant à aligner la gouvernance, la santé financière et les infrastructures de l’entreprise sur les exigences réglementaires strictes de la COSUMAF et de la BVMAC.
Pour mener à bien cette transformation, l’ADC S.A. s’est entourée d’un solide accompagnement d’experts , en recrutant un pool de banques d’affaires agréées et de cabinets de premier plan, à l’instar de Deloitte, NYA and CO et EMERALD Securities. Cette synergie a permis d’engager la phase de structuration juridique et technique , caractérisée par une répartition rigoureuse des tâches pour concevoir l’ensemble des documents officiels et le prospectus d’émission obligatoire.
Désormais, tous les regards sont tournés vers l’étape ultime de la cotation officielle . Cette introduction imminente sur le marché sous-régional scellera l’ouverture effective du capital de la société, matérialisant la cession d’une partie des actifs de l’État au grand public ainsi qu’aux investisseurs institutionnels.
L’alignement parfait des tutelles technique et financière
Au-delà de la performance intrinsèque de l’entreprise, le succès d’une telle opération financière repose sur une volonté politique sans faille. À Kribi, les ministères de tutelle ont manifesté un alignement stratégique total. Pour le compte du ministère des Transports (tutelle technique), Mme Samnick a tenu à rassurer l’ensemble de l’auditoire quant à l’engagement indéfectible de sa structure à piloter et accompagner l’ADC S.A. vers la réussite de cette transition de gouvernance.
Le ministère des Finances, représenté par Monsieur Hayatou , responsable du suivi du processus d’introduction en Bourse, a quant à lui salué la vitesse et la qualité d’exécution des équipes internes. Selon lui, l’ADC S.A. surpasse les attentes et pourrait légitimement s’imposer comme la toute première des quatre grandes entreprises publiques camerounaises en lice à franchir les portes de la cote officielle.

Une accélération dictée par des ambitions régionales
Ce plébiscite des cabinets et des autorités institutionnelles conforte le Conseil d’administration présidé par Fritz Ntone Ntone et la Direction Générale menée par Thomas Owona Assoumou dans leur feuille de route conjointe. L’ordre du jour est désormais clair : accélérer la cadence opérationnelle pour respecter, voire devancer, les délais initiaux fixés par le top management.
Il convient d’inscrire cette démarche dans un cadre macroéconomique plus vaste. La décision du gouvernement camerounais de promouvoir l’introduction en Bourse de certaines de ses plus belles vitrines industrielles et de services répond à une triple exigence de politique publique : dynamiser le marché financier unifié de la CEMAC, attirer des capitaux frais nationaux et internationaux, et optimiser la rentabilité des actifs publics par le biais d’une ouverture partielle du capital.
Porté par le souffle de Kribi, le top management s’active à transformer cet essai historique en un succès retentissant pour l’économie nationale. Les barrières techniques et juridiques étant levées, l’accès au marché permettra bientôt au grand public camerounais et transfrontalier, tout comme aux investisseurs institutionnels, de s’approprier un actif de premier choix pour diversifier leurs portefeuilles.
