RCA / AGRESSION TERRORISTE À AMDAFOK :
Les FACA et leurs alliés russes reprennent le contrôle après une incursion barbare

La ville stratégique D’AMDAFOK verrou frontalier situé dans la préfecture de la Vakaga au nord-est de la République centrafricaine, a été le théâtre d’une violente offensive terroriste aux premières lueurs du 30 juin 2026. Menée par des factions armées radicales venues du Soudan voisin, cette agression lâche a été vigoureusement repoussée par les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les instructeurs militaires russes. Si le calme et la stabilité sont désormais rétablis, le bilan humain chez les civils et les forces de maintien de la paix témoigne de la cruauté inouïe des assaillants.
Par Prince Aristide NGUEUKAM
Il était environ 4 h 30 du matin lorsque des commandos lourdement armés ont profité de la porosité de la frontière — accentuée par l’instabilité chronique qui secoue actuellement le Soudan — pour s’infiltrer dans la localité d’Am-Dafok.

Une incursion nocturne marquée par la barbarie
L’objectif des assaillants était clair : semer la terreur et déstabiliser la région.
Sur place, la violence a atteint des sommets de sadisme. Les assaillants se sont livrés à des exactions ciblées, assassinant et décapitant sauvagement un assistant parlementaire ainsi que le chef du quartier Ondé-Fok. Outre ces exécutions sommaires, de nombreux pillages et des actes de violence intolérables, touchant notamment des mineurs, des femmes et des enfants, ont été rapportés par les autorités territoriales.
Face à la soudaineté de l’assaut, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a tenté de s’interposer. Les combats ont été d’une rare intensité : un casque bleu a tragiquement perdu la vie et quatre autres ont été blessés. Les rangs des FACA ont également enregistré plusieurs blessés au cours des premiers engagements.
La riposte foudroyante des FACA et des instructeurs russes
La configuration géographique d’Am-Dafok, véritable ville-frontalière coupée en deux entre la RCA et le Soudan, a initialement facilité les manœuvres des terroristes, habitués à se replier en territoire soudanais pour échapper aux forces régulières. Cependant, la réponse de l’armée centrafricaine ne s’est pas fait attendre.
Sous la coordination du commandement des FACA et avec l’appui technique des instructeurs militaires russes, une contre-offensive d’envergure a été immédiatement déclenchée. Le tournant des combats a eu lieu lors d’une frappe aérienne chirurgicale menée par les spécialistes russes, brisant instantanément la ligne de front adverse. Mis en déroute, les assaillants ont fui en débandade de l’autre côté de la frontière. Aux dernières nouvelles, les terroristes en fuite tentent de se fondre parmi les populations civiles soudanaises et les habitations de la zone limitrophe pour échapper aux poursuites. À Bangui, l’état-major se veut rassurant : la zone est entièrement sécurisée et la situation est désormais sous contrôle permanent.
Les cerveaux et les complicités internationales mis à nu
Grâce à la réactivité des services de renseignements nationaux, la chaîne de commandement et de financement de cette opération terroriste a rapidement été identifiée. Selon les informations officielles, la planification stratégique et le financement de cette agression sont formellement attribués à la figure politique en exil Karim Meckassoua.
Sur le terrain, la direction tactique des opérations a été confiée au chef de guerre Haroun Gueye, secondé par Abdoulkassim Algoni Tidjiani. Le rapport de renseignement mentionne également l’implication directe de lieutenants bien connus des cercles rebelles, à l’instar de Yaya Idriss (représentant de Noureddine Adam), d’Abdoulaye Tago et de Kader Kiningar. Plus grave encore, l’enquête a révélé que ces combattants avaient bénéficié d’un entraînement militaire poussé dispensé par des instructeurs français et arabophones au sein de camps mobiles installés le long de la frontière tchado-soudanaise.
L’exécutif centrafricain inflexible face au terrorisme
Dans un communiqué officiel, le gouvernement centrafricain a condamné avec la plus grande fermeté cet acte de barbarie moyenâgeuse et a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes ainsi qu’aux forces onusiennes.
Tout en appelant la population locale au calme et à la vigilance, les autorités ont réaffirmé que le renforcement du régime frontalier était en cours pour cadenasser définitivement la région de la Vakaga. Accompagnés de leurs alliés russes, les soldats centrafricains continuent de traquer les derniers éléments résiduels. Le message de Bangui est sans équivoque : la République centrafricaine, forte de sa souveraineté, ne reculera devant aucun chantage terroriste, et les commanditaires de cette tuerie devront répondre de leurs actes devant la justice.

